Jésus dit à ses apôtres :
« Allez donc, enseignez toutes les nations. »
(Mt 28 : 19)
Où est vraiment né Jésus ? En savoir plus :
La naissance du Christ oint de Dieu par spiration divine (Mt 2 : 1, 12 ; Lc 2 : 1, 20).
Jésus est-il né dans une autre Bethléem ? Bethléhem de Zabulon en Galilée ou Bethléhem en Judée.
Jésus naquit dans une tribu araméenne, celle de Zébulun, mais d’une Vierge élue de toute éternité.
Le pays de Zabulon est situé en Galilée (au nord de la Palestine), laquelle regroupait les territoires accordés à quatre tribus nomades de langue araméenne: Asher, Zabulon, Nephtali et Issachar.
En effet, de Nazareth, au nord-ouest de la Galilée (village agricole de deux cents habitants seulement au temps de Marie et Joseph) à Bethléem de Zébulum en Galilée, au nord de la Palestine, il y a seulement 14 kilomètres. Alors que de Nazareth au nord en Galilée à Bethléem en Judée il y a 145 km et situées à tout de même 750 mètres d'altitude. Comment une femme enceinte de neuf mois parcourrait-t-elle 145 km à dos d’âne une route accidentée pour atteindre Bethléem de Judée (*) ? Il est beaucoup plus probable qu’elle ait parcouru les environ dix kilomètres qui séparent Nazareth et Bethléem de Galilée. Le traducteur de l'évangile de saint Matthieu s’est-il donné le droit de la changer pour s'adapter au récit judaïque et qui est devenue la suivante : « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. ». Bien que, en Josué 19 : 16, et Juge 12 : 8,12 un Bethléem est mentionné comme étant attribué à l'héritage de Zabulon, donc situé bien en Galilée c’est-à-dire à 14 kilomètres de Nazareth en Galilée, située à même distance entre Séphoris de 10 km, et fait donc bien partie des villes de Zabulon et non pas de Juda. Toute l’histoire de la Bethléem de Judée, n’a-t-il servit seulement à établir un lien avec la maison du roi David, comme une excuse religieuse ? D’où la croyance que David, l'ancêtre de Joseph de Nazareth (père putatif de Jésus), serait né dans cette ville de Bethléem de Judée, Alors que, au temps de la naissance de David, la ville de Bethléem en Judée, elle n'existait pas encore !
Comment Marie et Joseph se sont-ils rencontrés ? se demande-t-il Courtesy Aviram Oshri (archéologue) dans la revue Archeology en 2005 selon l’écriture donc « Marie est de Séphoris et Joseph (prétendument) est de Bethléem de Judée, et quelles sont les chances qu’ils se rencontrent alors qu’ils vivaient si éloignés l’un de l’autre dans le monde ancien ? Les chances sont nulles ! Alors que la Bethléem de la Galilée, Nazareth et Séphoris sont très proches les unes des autres soit 6 km. »
Précision : Diverses traditions situent le lieu de naissance de Marie en Galilée à Cana, puisque saint Luc nous la présente comme habitant le petit village de Nazareth à 9 km de Cana. L’hérédité de Marie était syrienne, hittite, phénicienne, grecque et égyptienne, c’est pourquoi on l’appelle Marie de Nazareth, en araméen ܡܪܝܡ, Maryam ; en grec Μαρία, María ou Μαριάμ, Mariám ; en arabe مريم, Maryam) probablement née entre 30 et 20 avant notre ère aux yeux bleu, aux cheveux châtains presque blonde. Marie épousa un artisan nommé Josèphe, un homme de bonne famille. Peu de temps après leur mariage, en novembre de l'an 8 avant notre ère. C'est dans la ville de Cana au nord en Galilée que Jésus a accompli son premier miracle. C'était le lieu de travail de son père putatif Joseph, et Jésus se rendait souvent à Cana lorsqu'il était enfant. L'apôtre Nathanaël était originaire de Cana, et cette ville a également été visitée lors de la première prédication de Jésus en Galilée.
Alors que Joseph s'en tenait fermement à la croyance mosaïque, Marie penchait fortement pour l'interprétation occidentale, ou hellénistique, moins radicales plus large, qu’étroite et stricte de « la loi lévitique et les prophètes thoranique. »
L'adoration des bergers, par Bartolomé Estaban Murillo (1617-1682).
Musée du Prado, Madrid. Domaine public.
Quelles sont les références bibliques qui se rapportent à l’affirmation que Jésus fut circoncis ?
Jésus a été engendré non pas créé !
Jn 1,1-3,14 :
« Au commencement était la Parole… »
=> Jésus (le Logos) existait avant toute création, donc il n’a pas été créé.
Jn 3,16 :
« Fils unique » (monogenes)
=> indique un engendrement unique et non une création parmi d’autres.
He 1,3-5 :
« À quel ange a-t-il jamais dit : ‘Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui’ ? »
=> distingue le Fils éternel des créatures (anges).
Ps 2,7 / Ac 13,33 / He 1,5
« Tu es mon fils ; je t’ai engendré aujourd’hui »
=> prophétie de l’engendrement divin du Fils, non création.
Col 1,15-17 :
Il est le premier-né de toute création… toutes choses ont été créées par lui »
=> Jésus est supérieur aux créatures et est le Créateur.
Jn 1,3 :
« Tout a été fait par elle… »
=> confirme que Jésus a créé toutes choses, donc pas créé lui-même.
Ap 3,14 :
« Le commencement de la création de Dieu »
=> sens de « principe/origine », pas de création.
Credo de Nicée (en 325) :
« Engendré, non créé, consubstantiel au Père ».
=> lire le résumé théologique de ces passages.
En effet, il nous semble impensable que le Christ Jésus, Oint de Dieu, le Verbe incarné (Mt 16 : 13), Dieu lui-même, se soumette, à la manière des hommes, au culte phallique, objet de jouissance, source de nos péchés, de nos désirs et de nos passions.
Mt. 16 : 15, 16 : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant »
Lorsque le huitième jour fut arrivé où l'enfant « devait » être circoncis, on le nomma Jésus. Le texte ne dit pas qu’il l'a été !
Mêler Dieu et Esprit dans des affaires phalliques ne nous semble pas convenable.
Jésus prend le sacerdoce et la royauté éternelle directement par son Père, car consubstantiel à Lui. Le Christ Jésus a été oint (par Dieu/Adon-Aï) non par une huile de nature matérielle (sacerdoce des Hébreux par succession héréditaire), mais par l'huile divine de l'exultation : elle signifie ainsi son élection bien supérieure et différente de celle des Anciens qui avaient reçu une onction corporelle et figurative. Aussi l'histoire montre-t-elle qu'Il n'a pas été oint corporellement chez les Israélites et qu'Il n'appartient même pas à la tribu des prêtres, mais qu'Il a reçu son être de Dieu lui-même, « avant l'aurore », c'est-à-dire avant la constitution du monde et qu'il possède le sacerdoce immortel et impérissable pour les siècles infinis.
Jésus leur dit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, Je suis." Jean 8 : 58.
Léon Allatius, dans sa « Dissertation » (1651, bibliothèque du Vatican), rapporte sur les écrits de Siméon plusieurs particularités qui s’avérèrent : « Lorsque Siméon vint au temple pour voir le Messie, il remarqua parmi les autres mères qui amenaient leurs enfants au temple la sainte Vierge toute rayonnante de lumière. Alors, écartant la foule, il alla droit à elle, la combla de bénédictions, prit l'enfant Jésus entre ses bras, et dans son enthousiasme prononça le cantique Nunc dimitiis et annonça à MARy(i)AM/Marie qu'elle connaîtrait la souffrance. »
Nicéphore raconte que Siméon mourut dès qu'il eut rendu l'enfant Jésus à sa mère ; et saint Epiphane ajoute que les prêtres hébreux ne voulurent pas lui donner la sépulture, parce qu'il avait parlé trop avantageusement du Sauveur. La tradition orientale célèbre depuis au moins le IVe siècle la fête de la Présentation de Jésus au Temple, ou plus exactement, en grec, sa « Rencontre » (Ὑπαπάντη) avec Siméon et Anne la prophétesse. En aucun cas, il ne parle de circoncision. D’après l’Écriture, seuls les lévites assurent le service du culte de tous les premiers nés. Or, la Sainte Famille n’est pas reçue par un prêtre au Temple de Jérusalem en Judée, mais par Siméon sage, un homme qui réside à Jérusalem. N'ayant aucune fonction, il n’était donc pas habilité à pratiquer le rite de la circoncision.
La circoncision de Jésus n’est relatée que dans un seul passage de Luc (2 : 21, 22) dont l’interpolation reste inconnue des autres synoptiques. Nous pouvons nous demander si ce verset ne fut pas ajouté plus tard dans le seul but de convertir des Israélites qui cherchent un Messie d’identité judaïte. La manipulation du texte a voulu également, nous le supposons, combler le vide laissé à cette époque et soulager leur désarroi.
Pour en finir : Les Évangélistes ont été assez clairs sur la généalogie et le sacerdoce de Jésus le Christ : « Selon l’ordre de Melchisédek », autrement dit sans généalogie et non circoncis. Et non pas d’Abram, Moïse etc.
Dans l'Évangile selon Luc, le seul évangéliste qui y fait allusion (2 : 21), la circoncision de Jésus est un événement. Elle donnait lieu autrefois à une fête liturgique célébrée par les Églises catholique et orthodoxe, le1er janvier. Depuis 1960, elle n'est plus en usage dans l'Église catholique. Son iconographie a été abolie en 1974, après le IIe concile œcuménique du Vatican (Paul VI), pour la remplacer par la fête de «Sainte Marie mère de Dieu».
Sanctifions donc notre Sainte Marie, Mère de Dieu plutôt. Un vrai catholique ne doit pas à se rabaisser à croire à Jésus circoncis !
Circumcisio non manu facta ; Circoncision qui ne consiste plus dans le dépouillement de la chair, mais dans le renoncement aux vices et aux concupiscences de la chair : "In expoliatione corporis carnis" ; circoncision dont l'esprit et le cœur sont les deux principes.
Dans son Homélie 5 sur les Galates, saint Jean Chrysostome a parlé avec virulence contre l'adoption de la circoncision par les chrétiens. Il a déclaré ouvertement que si les croyants reçoivent la circoncision, « le Christ ne vous profitera de rien ». Sa raison ? Se soumettre à la circoncision pour être sauvé ? Voilà qui montre que vous n’avez pas pleinement confiance en la suffisance de la grâce de Dieu dans le Christ, et cela vous remet sous l’obligation de garder la Loi lévitique. Cela, a-t-il soutenu, conduirait à être « séparé du Christ » et à tomber de la grâce.
Laus tibi Christe !
Source : Extrait de mon livre "Le monde a besoin d'un Sauveur - Histoire du Salut" page 134 et suivantes….
« Les Mages sont remplis de joie de ce qu’ils n’ont pas vainement entrepris un si long chemin, car leur espérance, loin d’être frustrée, a été davantage confirmée. »
(Saint Jean Chrysostome)
L’Épiphanie est une manifestation de la divinité de Jésus qui avec son baptême (dans l’eau du jourdain, par Jean le Baptiste) et sa transfiguration seront les trois moments essentiels de révélation du Christ Jésus.
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« Et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue en Orient allait devant eux jusqu’à ce que venant au-dessus du lieu où était l’Enfant, elle s’arrêta. À la vue de l’étoile, les Mages se réjouirent. » (Matthieu 2 : 7, 11). La présence des Mages sur le lieu de naissance de Jésus prouve son universalité ; « le Roi des rois qui vient de naître. »
Gloria in excelsis Deo « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ».
Précision : Les Mages sont les prêtres savants du mazdéisme ou religion de culture Zoroastre (*), pratiquée en Médie avant de se répandre en Perse, où elle demeura la croyance officielle jusqu'à l'arrivée de l'islam au VIIe siècle. Qui sont ces mages que les peintres italiens ou français ont représentés souvent avec des atours royaux ? Possiblement des hommes plus simples qu’il n’y paraît. Des hommes sages, astrologues, observent le ciel et les astres au sommet des ziggourats en Mésopotamie. Le zoroastrisme est une religion monothéiste (1er millénaire av. J.C.) qui avait été prêchée cinq cents ans plus tôt par son fondateur Zarathoustra. Il partageait quelques points communs avec le christianisme et annonçait la venue prochaine d'une sorte de Messie, le« Saoshyant », qui devait naître d'une vierge et rétablir la justice en régénérant le monde. La démarche des mages s'inscrit de manière cohérente dans la pensée zoroastrienne en quête du Messie (l’étoile, Mary(i)am-Marie, la crèche etc.).
Le carnet de voyages de Marco Polo, connu sous le titre de Livre des merveilles du monde, précise que l'un des trois mages aurait été roi de Saveh, le second de Diaveh et le troisième de Chiz. Saveh aurait été leur point de départ pour la Terre sainte, mais aussi le lieu de leur sépulture. Marco Polo affirme y avoir visité leurs tombeaux en explorant le pays : « En Perse est la ville de Saba (Saveh), de laquelle les trois rois mages sont partis [...] et dans cette ville ils sont enterrés, dans trois grands et beaux monuments. Et parmi ceux-là existe un bâtiment carré, magnifiquement conservé. Les corps sont toujours entiers, avec leurs cheveux et leurs barbes. » Saveh est aujourd'hui une ville moderne, implantée à cent trente kilomètres au sud-ouest de Téhéran. Ce fut dans l'Antiquité un centre urbain important à partir de l'empire mède (env. VIIIe siècle av. J.C.). L'évangile de Matthieu n'est pas le seul document d'époque à relater la visite de ces mages en Judée. Un témoignage moins connu nous vient de l'historien Flavius Josèphe, un prêtre du judaïsme (37-100 ap. J.C.)
En conclusion : Les Mages, par l’hommage qu’ils rendent à Jésus attendu, et par les présents qu’ils lui offrent, le reconnaissent comme le Messie et la source de toute autorité. L’hommage lui est ainsi rendu, dès sa naissance humaine. Melchior, de la descendance de Sem, Gaspar, de la descendance de Cham, et Balthazar, de la descendance de Japhet, sont les trois fils de Noé. Ils ne sont pas venus les mains vides. Ils apportaient trois présents, l’or, l’encens et la myrrhe, trois présents de choix pour un roi né humblement dans une étable et couché dans une mangeoire ! L’or dit sa royauté, l’encens sa divinité et la myrrhe prédit sa mort prochaine et Sa résurrection. La présence des Mages sur le lieu de naissance de Jésus prouve son universalité, l’émanation de Dieu le Père et donc l’incarnation. À aucun moment un représentant hébreu n’a pris part à l’adoration de l’Épiphanie (du grec epiphaneia : apparition).
(*) Si Esdras, rédacteur de notre Pentateuque, a vécu au Ve siècle avant notre ère, Zoroastre, penseur, « prophète », vécut au VIIe avant celle-ci, soit deux siècles plus tôt.
(Extrait de la page 303, de mon livre « Le monde a besoin d'un Sauveur (histoire du Salut) ».
Les mages jouaient un rôle important dans la société perse antique, en tant que conseillers religieux, astronomes, astrologues, et dépositaires des connaissances religieuses et rituelles liées à la foi mazdéenne. Leur influence s'étendait également à la politique et à la culture de l'Empire perse.